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Employeurs : SMIC, congé de naissance, rupture conventionnelle — le point sur les évolutions sociales de l’été 2026

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Revalorisation du SMIC au 1er juin, congé supplémentaire de naissance effectif au 1er juillet, rupture conventionnelle renchérie depuis janvier, entretiens professionnels réformés : les évolutions sociales s’échelonnent depuis plusieurs mois et produisent leurs pleins effets cet été. Si vous employez du personnel, voici les quatre points à vérifier sans attendre.

1. Le SMIC a été revalorisé au 1er juin 2026

Le SMIC horaire brut a été porté à 12,31 € (contre 12,02 €), soit une revalorisation de 2,41 % déclenchée par l’inflation constatée au printemps. Trois vérifications s’imposent : qu’aucun salarié ne se retrouve sous le nouveau minimum, que les minima de votre convention collective restent respectés (une revalorisation du SMIC peut « rattraper » certains coefficients), et que vos paramètres de paie — notamment la réduction générale de cotisations — ont bien été mis à jour.

2. Le congé supplémentaire de naissance est effectif depuis le 1er juillet

Depuis le 1er juillet 2026, chaque parent peut bénéficier d’un à deux mois de congé supplémentaire après une naissance ou une adoption, à prendre après les congés de maternité, de paternité ou d’adoption. L’indemnisation, versée par la Sécurité sociale, s’élève à 70 % du salaire le premier mois puis 60 % le second, le salaire pris en compte étant plafonné (4 005 € par mois en 2026). Les demandes se font via un téléservice ouvert depuis le 1er juillet ; pour les enfants nés ou adoptés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, le délai de neuf mois pour poser le congé court à compter du 1er juillet 2026, soit jusqu’au 31 mars 2027.

Point important pour l’employeur : ce congé est pris en charge par la Sécurité sociale et ne génère pas de coût salarial direct. L’enjeu est organisationnel — anticiper des absences plus longues après les naissances — et informationnel : les salariés concernés doivent connaître leurs droits et les délais pour les exercer.

3. La rupture conventionnelle coûte plus cher depuis le 1er janvier

Depuis le 1er janvier 2026, la contribution patronale due sur la part de l’indemnité de rupture conventionnelle exonérée de cotisations est portée à 40 %, contre 30 % auparavant. Une séparation négociée reste un outil utile, mais son coût complet doit désormais être chiffré avant d’engager la discussion avec le salarié, pour éviter les mauvaises surprises et comparer sereinement les scénarios possibles.

4. Déjà en vigueur : l’entretien de parcours professionnel

Depuis le 26 octobre 2025, l’entretien professionnel est devenu l’« entretien de parcours professionnel » : premier entretien au cours de l’année suivant l’embauche, puis tous les quatre ans (au lieu de deux), avec un état des lieux récapitulatif tous les huit ans (au lieu de six). Les entreprises couvertes par un accord collectif sur le sujet devaient le mettre en conformité avant le 1er octobre 2026, et toutes ont intérêt à actualiser leurs trames d’entretien et à informer les managers de la nouvelle périodicité.

Ces évolutions touchent directement la paie, les déclarations sociales et vos obligations d’employeur. LBSA EXPERTS accompagne les TPE et PME sur l’ensemble du volet social : paie, contrats, conformité. Le premier échange est sans engagement : contactez-nous.